EyeTVSnapshot[5] Le diagnostic de la gale sarcoptique n’est pas toujours simple ; une confusion avec d’autres ectoparasitoses ou même des états allergiques est possible. La gale sarcoptique est très contagieuse. La transmission se fait contact direct avec un animal infesté ou par contamination indirecte via l’environnement (les Sarcoptes peuvent survivre dans l’environnement pendant plusieurs jours. Dans la pratique, le caractère « contagieux » d’une habitation doit être considéré pendant 20 à 36 heures). La période « d’incubation » varie de 10 jours à 8 semaines. La contagiosité à l’homme est rapportée dans 24 à 50 % des cas de gale canine (contact proche et répété ; le sarcopte a la capacité de traverser des vêtements légers). Chez l’homme , les lésions siègent essentiellement aux sites de contact : les avant-bras, les mains, les jambes, les endroits à peau fine (ceinture abdominale, poitrine…). Le cycle ne s’établit généralement pas chez l’homme et les lésions disparaissent donc spontanément en quelques jours après guérison du chien ou suppression des contacts avec celui-ci. Trois symptômes composent le tableau classique de la gale sarcoptique : de violentes démangeaisons, des boutons (papules et/ou croûtes et une séborrhée malodorante (odeur de « souris »). Le diagnostic classique de la gale sarcoptique peut se faire par raclage cutané et la mise en évidence de parasites ou œufs. L’observation de sarcoptes est difficile. Un « test thérapeutique » (traitement sans preuve) doit toujours être envisager lorsque les raclages sont négatifs et que la suspicion de gale persiste.
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